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Mécontentes, plusieurs associations de défense des internautes et du logiciel libre ont signé un communiqué dans lequel elles accusent le rapporteur du projet d'avoir "dénaturé le travail des députés"
Les associations d'internautes l'ont mauvaise! Elles s’inquiètent des possibles amendements au projet de loi DADVSI, adoptés par la commission des affaires culturelles du Sénat le 13 avril 2006.
L'APRIL (l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre), la FSF (Free Software Foundation), l'ASS2L (l'Association des Sociétés de Services en Logiciels Libres) ou bien encore
Cet article est très critiqué, il est vrai, en particulier par Apple qui y voit une véritable menace pour son fameux iPod et sa plate-forme propriétaire iTunes.
Or, pour les défenseurs du libre, cet article était probablement le seul aspect positif du projet de loi très controversé, car il faisait de la France le premier pays de l'Union à défendre l'interopérabilité, protection face aux risques de position dominante ou monopolistique.
D'ailleurs, contre toute attente, aux Etats-Unis, de nombreux journalistes spécialisés ont salué le courage de cette décision, fruit d'un consensus politique.
Aujourd'hui, les associations dénoncent le fait que la Commission des affaires culturelles a décidé de revenir sur ce volet du texte, arguant du fait que les informations relatives à l'interopérabilité seraient soumises à des licences dites "équitables et non discriminatoires", qui, comme le souligne l'APRIL, "ne sont pas sans rappeler les licences RAND, raisonnables et non discriminatoires, pour les brevets."
Il y a donc dysharmonie entre l'Assemblée et le Sénat. Voire cacophonie, puisque le Sénat envisage la création d'une autorité de régulation des mesures techniques. Cette boîte de Pandore du code source pourrait interdire la publication du code, si utile aux programmeurs. Une nouvelle fois, on ne peut donc que constater la confusion faite par la commission entre "l'outil et l'usage qui en est fait."
Enfin, concernant la non-brevetabilité des mesures de protection, et s'appuyant sur la décision du Parlement européen qui considère que "tout logiciel n'est pas brevetable", les associations dénoncent le fait que le rapporteur du Sénat propose de remplacer cette garantie par une formulation trompeuse : "La référence à l'article L611-10 CPI qui est le moyen par lequel les partisans des brevets logiciels ont pu détourner le droit et faire accepter par l'INPI ou l'Office européen des brevets des dizaines de milliers de brevets logiciels."
Les analyses que font les députés et les sénateurs (du moins les membres de
Les associations signataires du communiqué invitent les sénateurs à réviser leur position lors de la réunion du 4 mai 2006.
L'APRIL et d'autres déplorent le rejet par la commission des affaires culturelles du Sénat de l'interopérabilité inscrite au texte sur le droit d'auteur.
Six associations françaises actives dans le domaine de l'informatique libre dénoncent le rejet de l'interopérabilité à la veille de l'examen du projet 'droit d'auteur' par les sénateurs.
Après avoir pris connaissance des amendements adoptés par la commission des affaires culturelles du Sénat le 13 avril
Adopté le 16 mars dernier à l'unanimité par les députés, l'article 7 du projet de loi précise que "les mesures techniques [anti-piratage] ne doivent pas avoir pour effet d'empêcher la mise en œuvre effective de l'interopérabilité", et que les spécifications de ces mesures doivent être connues "afin de permettre la réalisation d'outils compatibles."
Or, la commission du Sénat souhaite soumettre la fourniture d'informations nécessaires à l'interopérabilité à des licences dites "équitables et non-discriminatoires". D'après les associations citées plus haut, ce type de licence est "hors de portée financière des PME du logiciel et n'est avantageux que pour les grandes entreprises en situation de quasi-monopole."
Le Sénat prévoit également la création d'une "autorité indépendante" chargée d'encadrer l'application des mesures techniques de protection (MTP).
Héritière du dossier des DRM (systèmes de gestion des droits numériques), celle-ci "pourrait interdire la publication d'un code source pour peu qu'elle estime que sa publication porte atteinte à l'efficacité ou à l'intégrité d'une mesure technique", affirment les associations signataires du communiqué daté du 18 avril 2006.
Par ailleurs, les associations craignent la remise en cause de "la non-brevetabilité des mesures de protection conforme à la décision [du 6 juillet 2005] du Parlement européen selon laquelle tout logiciel n'est pas brevetable."
Dans ce contexte, les sénateurs sont invités à rejeter les amendements 17, 18, 23 et 24 présentés par Michel Thiollière, rapporteur sur le projet DADVSI, "à privilégier l'intérêt général, l'industrie française et européenne du logiciel, [plutôt que les intérêts particuliers] de sociétés comme Vivendi, Thomson, Microsoft et Apple."
Le projet de loi "droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information" (DADVSI) transposera la directive européenne sur le copyright (EUCD). Après avoir été adopté par l'Assemblée en mars dernier, le texte sera examiné par le Sénat à partir du 4 mai 2006.
*APRIL : Association pour la promotion et la recherche en informatique libre ; ASS2L : Association des sociétés de services en logiciels Libres ; FFII France : Association pour une infrastructure informationnelle libre ; FSF France : Free Software Foundation ; Framasoft - promotion d'une informatique pluraliste ; Scideralle - recherche appliquée en logiciels libres pour l’éducation.
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Le projet de loi sur le droit d'auteur à l'ère numérique, adopté en mars dernier par l'Assemblée nationale, sera examiné à partir du 4 mai 2006 au Sénat.
Après que les députés, dans leur majorité, aient adopté le critiqué projet de loi sur le droit d'auteur, le texte sera examiné par les sénateurs en mai prochain.
Initié par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture, le projet "droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information" (DADVSI) transposera en droit français la directive européenne sur le copyright (EUCD) du 22 mai 2001.
En mars dernier, dans un contexte de fronde parlementaire, la légalisation du P2P, à travers une "licence globale", a été rejetée par l'Assemblée nationale. En revanche, la répression de l'édition de logiciels "destinés au téléchargement illégal" a été entérinée, de même que les sanctions pénales en cas de contournement des MTP.
A propos de ces "mesures techniques de protection" anti-piratage (MTP), le sénateur Michel Thiollière, VP de la commission des affaires culturelles et rapporteur sur le projet DADVSI, a indiqué le 12 avril dernier que la création d'une "autorité indépendante" serait proposée au Sénat.
Le rôle de cette autorité serait d'encadrer l'application des MTP "sans opposer la propriété intellectuelle et la propriété industrielle", a précisé Michel Thiollière.
Cette entité pourrait, par conséquent, prendre le relais du "collège des médiateurs" évoqué dans l'actuel projet de loi DADVSI, et hériter de l'épineux dossier des DRM (systèmes de gestion des droits numériques) et de leur interopérabilité.
Le 13 avril 2006, le regroupement d'internautes (odebi.org) a rappelé "être opposé à tout contournement de la justice par des officines de médiation qui auraient comme fonction de court-circuiter les recours en justice des internautes, [dans le but de] garantir les intérêts de certains groupes privés."
Le projet "droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information" adopté le 21 mars dernier par l'Assemblée, sera examiné à partir du 4 mai 2006 par le Sénat.
Lors d'une visite aux Etats-Unis, la ministre française déléguée au commerce a déclaré qu'Apple "ne devrait pas être surpris" par le projet DADVSI.
Lors d'un déplacement aux Etats-Unis, la ministre du commerce, Christine Lagarde, a déclaré qu'Apple "ne devrait pas être surpris" par le projet de loi 'droit d'auteur'.
Deux dispositions en faveur de la mise en œuvre effective de l'interopérabilité des dispositifs, votées à l'unanimité par les députés français en mars 2006, inquiètent le groupe informatique américain.
Un de ces amendements précise que les logiciels de gestion des droits numériques (DRM) "ne doivent pas avoir pour effet d'empêcher la mise en œuvre effective de l'interopérabilité dans le respect du droit d'auteur."
L'autre stipule que les sociétés utilisant des DRM seront, une fois la loi adoptée, dans l'obligation de fournir aux usagers les informations nécessaires à la mise en oeuvre de cette interopérabilité, ou risqueront une astreinte.
Apple a vivement critiqué ces dispositions, les seules à faire l'unanimité en France, en déclarant : "l'application par la France de la directive européenne sur le copyright aboutira à du piratage parrainé par l'Etat […] Si cela se produit, les ventes légales de musique vont s'effondrer."
Le groupe informatique défend ainsi un modèle bien huilé, celui de la complémentarité quasi exclusive entre son baladeur numérique iPod et son service de musique et vidéo en ligne iTunes Music Store. Ce modèle a permis à la marque co-fondée par Steve Jobs de devenir le numéro un mondial de la musique en ligne payante et légale.
Interrogé par des journalistes sur le sujet jeudi 13 avril 2006, lors d'une visite à San Francisco, Christine Lagarde a déclaré : "Lorsqu'une société restreint la libre concurrence sur un marché, les autorités de régulation y regardent de plus près."
"Nous devons jouer selon les règles du jeu" a-t-elle ajouté.
Durant sa visite de 9 jours aux Etats-Unis, la ministre a rencontré des universitaires (Stanford), des entrepreneurs français expatriés et des dirigeants de grands groupes américains dont Charles Phillips, VP d'Oracle, John Chambers, CEO de Cisco et Scott McNealy, CEO de Sun Microsystems.
En revanche, Christine Lagarde n'a pas croisé les dirigeants d'Apple Computer Inc.
Le projet de loi français "droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information" (DADVSI) doit être examiné par les sénateurs en mai prochain.
Bonjour, Nous sommes à la recherche d'un opérateur prise de son parlant suèdois pour un tournage en Suéde dans la 1 ére quinzaine de Mai; Ainsi que d'un monteur(euse) parlant suèdois, post-prod 2 ème quinzaine de mai; (date à confirmer); Il s'agit d'un documentaire pour Arte TNT.
Contact : delphine.marguerite@riff-prod.fr
Les sénateurs devront voter le texte dans les mêmes termes que les députés. Ils veulent "se donner le temps de la réflexion"
Après un marathon épique à l'Assemblée nationale, le projet de loi DADVSI (droits d'auteur et droits voisins pour la société de l'information) sera examiné par les sénateurs à partir du 4 mai prochain.
Mais contrairement aux députés, qui ont été soumis à une précipitation voulue par le gouvernement, les sénateurs souhaitent prendre leur temps. C'est en tout cas la volonté de Jacques Valade, président de la commission des Affaires culturelles du Sénat, cité par les Echos.
Les parlementaires de
Bref, encore une fois, les débats risquent d'être longs et tendus et pourraient déboucher, comme à l'Assemblée, sur des surprises de taille. Même si les sénateurs ne sont pas connus pour mettre en pièces les projets de loi soutenus par le gouvernement, et votés par la majorité parlementaire... Par ailleurs, la procédure d'urgence voulue par le gouvernement impose une seule lecture par Chambre. Mais si les termes sont différents, le gouvernement s'est engagé à prolonger les commissions paritaires entre les deux chambres autant que nécessaire. Enfin, la loi devra être validée par le Conseil constitutionnel.
Après un vote coup de théâtre rejetant la première mouture du texte le jeudi 22 décembre, et instaurant le principe de licence légale contre le droit au téléchargement, le gouvernement avait dû revoir sa copie. L'examen du texte s'est déroulé dans une ambiance extrêmement tendue au début du mois de mars.
Pourquoi
Il s'agit d'un projet de loi qui résulte de l'obligation de transposition en droit français de la directive européenne EUCD datant de 2001. La France est l'un des derniers pays de l'UE à transposer ce texte, et l'Europe s'impatiente. D'où la procédure d'urgence (une seule lecture par chambre) choisie par le gouvernement pour faire adopter le texte au plus vite.
La philosophie de
Cette loi s'inscrit dans la tendance visant à verrouiller fermement la diffusion des œuvres culturelles sur Internet. Il s'agit d'empêcher, ou au moins de contrôler, l'échange et le partage de contenus -même au titre de la copie privée. Elle prévoit également de pénaliser les éditeurs de plates-formes de P2P (en les assimilant à des contrefacteurs) et toute tentative de contourner les protections logicielles (DRM) des supports (CD, DVD...).
Les principales mesures de la loi
-Adieu la licence globale
L'idée maîtresse de cette licence était de demander aux internautes de payer un forfait optionnel pour avoir le droit de télécharger gratuitement des œuvres. Cette licence serait redistribuée par la suite aux ayants-droit.
Finalement, malgré la pression des associations, les députés ont rejeté ce concept de licence globale après l'avoir adoptée une première fois par surprise en décembre.
-Les sanctions contre les téléchargeurs
Plus de prison, mais des amendes graduées:
-Le pourvoyeur de moyens de contournement s'expose à 6 mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende,
-Le 'hacker' qui décrypte individuellement la mesure technique de protection de l'œuvre encourt 3.750 euros d'amende
-Le détenteur ou l'utilisateur de logiciel mis au point pour le contournement est passible d'une contravention de 750 euros.
-Enfin, les simples internautes téléchargeurs qui se font repérer (on ne dit pas comment) seront redevables d'une amende de 38 euros pour le téléchargement de fichiers protégés et de 150 euros s'ils mettent à disposition des fichiers protégés.
Rappelons que 98% des téléchargements en France se font par le biais des sites de P2P.
Reste que l'on ne voit pas vraiment comment le gouvernement va mettre en place la surveillance des réseaux.
Va-t-on voir se créer une police du P2P en charge de surveiller ces vastes réseaux d'échanges, de relever les adresses IP et de procéder à l'arrestation des internautes ? Les FAI devront-ils fournir les identités des contrevenants - comme en Chine ? En tout cas, l'idée d'une police du Web n'est pas si farfelue, puisque le ministre de la Culture a déjà évoqué cette possibilité. Cette police surveillerait les fichiers "marqués" et non pas les internautes...
-Légalisation des DRM
les outils de DRM (Digital Rights Management), ces verrous techniques visant à protéger les supports (CD et DVD) de la copie illicite, sont désormais autorisés.
Alors que la Justice a plusieurs fois condamné ces DRM assimilés à des "vices cachés", le Parlement a légalisé une fois pour toute ces protections et pénalise leur contournement.
Et pour rassurer les associations de consommateurs qui condamnent ces protections, qui empêchent, par exemple, de lire un CD sur certains appareils, les députés ont adopté un amendement.
Cet article prévoit que les DRM "ne peuvent faire obstacle au libre usage de l'œuvre dans la limite des droits prévus par le code de la propriété intellectuelle et ceux accordés par les détenteurs des droits". Une clarté limpide...
D'autant plus que les DRM posent des problèmes de sécurité. Souvenez-vous de l'affaire du 'rootkit' de Sony. Les députés ont donc également adopté un amendement (UMP) "pour éviter que la gestion des droits d'auteur ne compromette de facto la sécurité des utilisateurs individuels, des entreprises et des administrations"
Il prévoit que les verrous "permettant le contrôle à distance, direct ou indirect, d'une ou plusieurs fonctionnalités, ou l'accès à des données personnelles, sont soumis à une déclaration préalable".
Une protection a minima: "Ce devrait être une interdiction, non une déclaration", a soutenu le président de l'UDF, François Bayrou en dénonçant une "usine à gaz".
-La copie privée préservée a minima
Même avec ces amendements, la légalisation des DRM pose problème. Notamment pour l'exercice du droit à la copie privée, un droit payé par tous les consommateurs lorsqu'ils achètent des supports vierges (taxe pour la copie privée). Comment concilier DRM et copie privée ?
Les députés ont donc garanti, en votant un amendement du rapporteur Christian Vanneste (UMP) "le bénéfice de l'exception pour copie privée", rédaction qu'ils ont préférée à une formule présentée dans un premier temps par Laurent Wauquiez (UMP) prévoyant de garantir "le bénéfice du droit à la copie privée".
Comment sera appliqué ce "bénéfice de l'exception pour copie privée" ? Mystère. Le gouvernement va mettre en place un collège fixant le nombre de copies autorisées à partir d'un support verrouillé. D'ailleurs, l'opposition s'est émue du retrait d'un amendement adopté en commission, prévoyant que le nombre de copies privées "doit être au moins égal à un".
L'amendement de substitution adopté ne prévoit en effet aucun chiffre minimal de copies privées autorisées.
-Mais la copie de DVD est interdite
Les députés ont rendu possible une interdiction totale de copier un DVD.
Pour justifier sa décision, le rapporteur UMP Christian Vanneste s'est appuyé sur un arrêt de la Cour de cassation restreignant le droit à la copie privée d'œuvres de cinéma sur DVD, après une plainte déposée par un amateur de cinéma.
Ce dernier estimait contraires au droit de copie privée, reconnu par le Code de la propriété intellectuelle, les mesures techniques de protection insérées dans un DVD commercialisé par StudioCanal et Universal Vidéo, "Mulholland Drive" de David Lynch, qu'il avait voulu copier pour son usage personnel. Mais la Cour de cassation lui a donné tort.
"La jurisprudence a acté le problème du DVD, nous en tirons les conséquences", a déclaré Christian Vanneste.
"C'est un texte inféodé à des intérêts financiers, qui bafoue le droit minimal des consommateurs. Aujourd'hui, on peut acquitter une taxe pour copie privée et en même temps ne pas pouvoir exercer ce droit", a dénoncé Didier Mathus (PS).
Pour autant, comme la loi inclut un amendement permettant "le bénéfice de l'exception pour copie privée", il faudra bien se mettre d'accord.
La mise à mort de la copie privée se poursuit donc. La taxe qui la finance, prélevée sur chaque support vierge vendu dans le commerce, est donc de moins en moins légitime...
-La pénalisation des éditeurs de logiciels d'échange
"Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende le fait de mettre sciemment à la disposition du public ou de communiquer au public, sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public, non autorisée, d'oeuvres ou d'objets protégés."
Le texte prévoit également des peines pour les éditeurs qui pourraient "inciter sciemment, y compris à travers une annonce publicitaire, l'usage" de ce type de logiciel.
Le législateur a cependant tenu à apporter une précision: "Ces dispositions ne sont pas applicables aux logiciels destinés au travail collaboratif, à la recherche ou à l'échange de fichiers ou d'objets non soumis à la rémunération des droits d'auteur."
La loi vise donc très clairement à condamner les développeurs de solutions d'échange de données en 'peer-to-peer' (P2P). Certes ces dernières sont le principal outil des personnes qui téléchargent illégalement des œuvres, mais elles sont aussi de plus en plus au cœur des systèmes d'exploitation - Microsoft par exemple a installé sa propre solution dans le futur Windows Vista - et de nombreuses solutions qui adoptent justement un volet collaboratif.
Par ailleurs, le gouvernement semble confondre l'outil et l'usage. Interdit-on les voitures parce qu'elles sont sources d'accidents ?
"Autant incriminer les fabricants de marteaux parce que ceux-ci peuvent être utilisés pour blesser quelqu'un!", a regretté Patrick Bloche, député PS.
Cette mesure, qui s'inspire de la décision de
Les députés qui ont adopté l'amendement ont souligné qu'il ne visait que les activités illégales. Mais on sait que cette loi est soumise à interprétation. Le ministre de
Le principe d'interopérabilité
Mesure très attendue, elle impose la possibilité de lire sur n'importe quel support, n'importe quel fichier téléchargé légalement. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Un problème qui pénalise donc l'essor des plates-formes légales de musique en ligne. Apple, qui a basé son business model sur son couple fermé iPod+iTunes, rejette cette mesure et fait pression sur les parlementaires comme d'autres industriels...
Après avoir été adopté par l'Assemblée nationale, le 21 mars dernier, c'est le Sénat qui va se pencher du 4 au 10 mai, sur le très controversé texte de loi relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information ou DADVSI.
Les débats risquent une nouvelle fois d'être longs et tendus, certains sénateurs contestent effectivement des points importants de la loi (comme l'interopérabilité des formats de fichiers sur l'ensemble des offres de téléchargement légales, on parle aussi d'un renforcement de l'amendement « Vivendi / Universal ».
Telle qu'elle a été adoptée par l'Assemblée,
On peut aussi noter la légalisation des DRM, l'interdiction de copier des DVD, les amendes graduées contre les téléchargements illégaux sur Internet et un droit sur la copie privée devenu très limité.
Outre cela, il est important de rappeler que le Sénat ne sera sans doute pas la dernière étape pour officialiser complètement le texte étant donné que certains députés ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils demanderont aussi au Conseil constitutionnel de se prononcer.
Les disques enregistrables Blu-ray arrivent sur le marché, avec leur capacité de stockage de plus de 25 gigabits, sans que la rémunération pour copie privée soit fixée.
A la mi-mars, TDK annonçait être en train de livrer en Europe les premiers disques Blu-Ray enregistrables, d'une capacité de 25 et 50 gigabits, pour une mise en rayon dans les magasins en avril. Philips s'y mettra en juin. Les premiers graveurs sont attendus pour les mois qui viennent, pour PC d'abord (avec Samsung), puis les appareils de salon, a priori vers la rentrée (Panasonic). Pour l'autre format à haute capacité, le HD DVD, seuls les lecteurs sont annoncés ; les enregistreurs ne sont prévus que pour la fin de l'année.
Le tout avec une inconnue sensible : comme tout support vierge, le disque Blu-Ray devra normalement intégrer dans son prix la rémunération pour copie privée. Or, la Commission pour la copie privée, chargée de définir cette rémunération selon les divers supports d'enregistrement, n'a rien décidé. « Il est plus que possible que les premiers disques soient commercialisés sans la "redevance Sacem" », indique-t-on chez TDK. Sacem qui, par l'intermédiaire de ses organismes Sorecop et Copie France, est chargée de percevoir la rémunération pour copie privée. « Le sujet n'est pas à l'agenda de la Commission copie privée, ajoute-t-on chez Sony, surtout que les produits ne sont pas encore sur le marché. » Autrement dit, la Commission n'a pas anticipé l'arrivée sur le marché de cette nouvelle génération de disques.
L'impact sur le prix payé par le consommateur sera bien différent selon que la Commission ne fera que décliner ses barèmes existants, au simple prorata de la capacité de stockage, ou qu'elle fixera une rémunération spéciale.
C'est parce qu'elle avait procédé de la première manière pour la rémunération sur les mémoires Flash que la Commission en était arrivée à demander une somme aberrante pour les iPod Nano. Et elle avait fini par adapter son barème pour cet appareil, à la fin de l'année 2005, le faisant passer de 43 à 8 € ht.
Sa prochaine réunion aura lieu le 13 avril. Mais il faut se rappeler que, à cause de tensions internes et d'intérêts divergents, il lui a fallu deux ans pour étendre la rémunération à de nouveaux supports tels que les clés USB, les cartes mémoires, les disques durs externes ou les baladeurs multimédias.
A l'occasion d'un petit déjeuner organisé au Sénat, les sénateurs en charge d'étudier le projet de loi DADVSI ont proposé la création d'une autorité indépendant
DADSI Acte II. A l'occasion d'un petit déjeuner organisé par Club Sénat mercredi matin au Palais du Luxembourg à Paris, le sénateur Michel Thiollière, vice président de la commission des affaires culturelles et rapporteur de la commission sur le projet de loi DADVSI, a évoqué en avant première les propositions qu’il compte faire dans les prochaines heures à ses collègues sénateurs.
"Notre soucis est de préserver le développement des usages sur internet tout en conservant quelques grands principes comme le droit d'auteur. Nous sommes également tributaires des grands traités internationaux qu'a signés la France et de la directive européenne sur les droits d'auteurs qui date déjà de 2001. Nous allons proposer la création d'une autorité indépendante des mesures techniques de protection, dont le rôle sera d'appliquer ces grands principes sans opposer la propriété intellectuelle et la propriété industrielle." indique Michel Thiollière.
Tout comme le CSA pour l'audiovisuel ou l'ARCEP pour les télécoms, cette "ARMTP" pourrait donc prendre le relais du "collège des médiateurs", évoqué dans l'actuel projet de loi DADVSI, et hériter de l'épineux dossier des DRM, que
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